Le nuage d’obsidienne / Eric McCormack

Il y a des auteurs rares, non seulement parce qu’ils publient peu ( six romans traduits en français avec celui-ci ), mais aussi parce qu’ils restent à l’écart des circuits médiatiques traditionnels.
Canadien d’origine écossaise, McCormack est de ceux-là, et c’est peu dire que son nouveau roman était attendu : son précédent, « L’épouse hollandaise », a paru en 2005, et c’était déjà un objet d’une flamboyance romanesque sans pareil.
« Le nuage d’obsidienne » est un nouveau livre singulier, qui navigue allègrement entre les époques et les lieux, depuis le siècle dernier dans la banlieue de Glasgow, en passant par des villes imaginaires en Afrique, en Amérique du Sud ou au Canada. On a vraiment affaire ici à la quintessence de la fiction, McCormack s’est approprié tous ses codes, il sait nous emmener où il veut l’espace d’un paragraphe, multipliant les micro-récits dans le récit, les anecdotes curieuses, travaillant aux frontières du fantastique et du mystique. Rien de nouveau dans les thèmes principaux de ce livre : l’amour, la vie, les choix, les regrets, qui sont les mêmes depuis Cervantès, mais un traitement personnel jubilatoire et un roman qui laissera une empreinte profonde à ses lecteurs, encore une belle livraison des éditions Christian Bourgois !

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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