Lee « Scratch » Perry : people funny boy / David Katz

Qu’il porte un chapeau pointu de sorcière, une coiffe papale, des algues vertes sur des cheveux peints en rouge, une casquette décorée de miroirs ou CD avec des ailes de goéland, Lee Perry a le timbre de la voix fatigué et n’a plus toute sa tête

(ou laisse penser qu’il ne l’a plus) mais n’en reste pas moins un alchimiste de studio et un sorcier du son. Après avoir soit-disant incendié son studio jamaïcain, le black ark studio, au début des années 80, il fuit la Jamaïque et ses rastas. Aujourd’hui the upsetter ou l’emmerdeur, comme il se définit lui-même, peint des cailloux, discute avec les vaches dans les alpages suisses et poursuit ses expériences discographiques plus ou moins inspirées. Les aiguilles de l’horloge de son nouveau studio sont figées car cet anarchiste mégalomane, ruiné, conscient de ses origines pauvres, semble même défier le temps. Presque soixante années d’expérimentations sonores.

Cette passionnante biographie ultra documentée se dévore même si vous n’êtes pas amateur de reggae car elle retrace la vie et la carrière d’une personnalité incontournable de la musique dub qui a influencé une palanquée d’albums et d’artistes que vous écoutez aujourd’hui (de Marley, en passant par les teutons de Can à The Orb).

2012

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

Vous pouvez également emprunter le coffret Arkology qui couvre les productions jamaïcaines des années 70.

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