Colette et les siennes / Dominique Bona

Hymne à la liberté des sentiments et des sens, savoureuse leçon de vies
La biographie tisse quatre destins en union pendant le premier conflit mondial et l’entre-deux-guerres afin de mettre en évidence les similitudes et les dissemblances, les liens étroits entre l’intime et l’artistique. Colette invite trois de ses chères amies dans son phalanstère : la danseuse Musidora (1889-1957) – que Louis Feuillade hissera au rang de première vamp du cinéma – la comédienne Marguerite Moreno (1871-1948), veuve inconsolée de Marcel Schwob – enfin, la journaliste et romancière Annie de Pène (18,,-1918) dont les reportages dans les tranchées concurrenceront ceux d’Albert Londres.
Mariées, divorcées, remariées, mère victime d’un deuil (Marguerite Moreno) ou dont la fibre maternelle est peu développée (Colette et Annie de Pène), elles ont déjà connu plusieurs vies menées au gré de leur plaisir, de leur désir – pour les hommes et les femmes – et d’un goût prononcé pour la liberté perceptible dans leur manière de se vêtir autant que de vivre. Ce quatuor anticonformiste travaille, fume, porte les cheveux courts à la garçonne et des robes sans corset, défie l’ordre établi et la morale, s’affranchit des conventions, des codes. Le vide laissé par les hommes appelés à la guerre se comble.
Des scènes de music-hall, que Colette partagea avec Musidora avant de lui écrire un scénario, aux créations pour le théâtre où, aux côtés de Marguerite Moreno, elle joua Chéri, jusqu’aux affinités journalistiques et littéraires avec Annie de Pène, l’auteur retrace ces vagabondages.
2017

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres

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