Parlons peu, parlons de moi / Jackie Berroyer

Je, je, je… La première grande passion de Jackie Berroyer consiste à parler de lui, presque sans pudeur, ses amours, ses ennuis avec le fisc ou son cancer pour évoquer les autres et en filigrane, comme un prétexte, sa deuxième passion presque viscérale: la musique.

Musicien lui-même, grand amateur de jazz et de toutes les musiques (même le rap hahaha… hem!!), acteur, amuseur public surréaliste chez Canal+ et chroniqueur chez Hara Kiri, Rock & Folk, Charlie Hebdo, Siné Mensuel, Fluide Glacial et l’excellente revue suisse de musiques du monde aujourd’hui disparue Vibrations, le bonhomme, un brin bourru, est un touche à tout au regard lucide, drôle et parfois cynique qui jongle avec le sens des mots. Cette édition actualisée reprend justement les chroniques parues dans cette dernière revue. Une lecture truculente et jouissive à l’image du personnage.
Morceaux choisis: « Voilà pourquoi je suis contre la guerre. Avec les événements en Syrie, on ne trouve plus de bon savon d’Alep. » « Les femmes qui en société mettent leurs appas trop en avant me semblent aussi ridicules que les hommes qui font jouer leurs biceps. » « Quelque chose de plus me revient de Gébé, autre abus d’utilisation du mot génie pour des artistes, il a dit: Ce ne sont pas eux qui sont des génies mais nous qui sommes des ampoules grillées. » « Certains bouffeurs de curés m’inquiètent, car je vois en eux les mêmes que ceux qu’ils méprisent. » « J’ai connu des moments fous, des mardis complètement mercredifiés, là y avait à raconter. »
Allez-y des perles comme celles-ci, il y en a plein d’autres.
2017
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres
 

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