Brigade des mineurs – Brigade criminelle – Enquêtes générales / Titwane (dessin), Raynal Pellicer (texte)

En 1993, NTM sortait le très controversé « Police » sur « 1993… J’appuie sur la gâchette ». En 2012 Joeystarr apparaissait dans Polisse de Maïwenn. La réalité dépasse malheureusement bien souvent la fiction.

Il n’y a aucune relation de cause à effet mais le travail en immersion des deux auteurs, dans trois brigades parisiennes spécialisées, paru initialement dans La Revue dessinée, permet de mieux connaître le quotidien ardu de ces hommes et de ces femmes qui portent secours aux mineurs, interpellent les voyous, démantèlent les gangs de braqueurs et les filières djihadistes, enquêtent sur les crimes de sang…

La minutie et le souci du détail des dessins, peints à l’aquarelle, la précision des notes reflètent le travail pointilleux des enquêteurs. Les auteurs ont su se fondre dans les brigades sans les déranger. Ils témoignent du professionnalisme croissant des malfrats, de la difficulté des procédures, la dureté des affaires, la roublardise* des uns, le jusque-boutisme ou la lâcheté des autres, des connivences surprenantes entre flics et prévenus… Nous n’irons pas, comme l’ami Renaud, embrasser un flic pour autant mais les deux auteurs, dont l’un réalise des documentaires pour la télévision, méritent leur Prix France Info 2018 de la BD d’actualité et de reportage pour le dernier tome sorti en 2017.

couv_203200

Enquêtes générales : immersion au coeur de la brigade de répression du banditisme. Ed. de la Martinière, 2013.

couv_265753

Brigade criminelle : immersion au coeur du 36, quai des Orfèvres. Ed. de la Martinière, 2015.

brigade-des-mineurs

Brigade des mineurs : immersion au coeur de la Brigade de protection des mineurs. Ed. de la Martinière, 2017.

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

Vous êtes abonné dans une autre bibliothèque de la Métropole?
Consultez son catalogue

dscn0561

* Dans l’une des enquêtes, un ambassadeur philippin, en poste à Lisbonne, se fait braquer pour 30 millions d’euros de bijoux dans son pied à terre parisien (540 m2 quand même!). Il ne reconnaîtra qu’une perte de 3 millions ayant « omis » de déclarer la valeur de sa petite joaillerie personnelle au fisc.