Haute couture / Jocelyn Moorhouse

Surtout ne vous fiez pas à la bande annonce ou à l’affiche trompeuses : loin d’une bluette ou d’une saga exotique hollywoodienne, « Haute couture » est un film décalé, drôle et décapant.

Le scénario est une adaptation du roman de Rosalie Ham, « Plates coutures », paru en 2003 que j’avoue ne pas avoir lu.

Kate Winslet incarne à merveille Tilly, de retour dans son village perdu en Australie, après 20 ans d’exil forcé. Une question obsède la jeune femme : est-elle une meurtrière, est-elle maudite ?

Devenue créatrice de mode, cette couturière hors-pair utilise son art pour reconstituer son passé et exercer sa vengeance sur une communauté sclérosée et hypocrite. Ses retrouvailles avec sa mère et ses compagnons de jeux d’enfance sont à la fois émouvants et désopilants.

J’ai adoré le casting impeccable offrant de nombreux seconds rôles plus étonnants les uns que les autres. Les ménagères métamorphosées par les tenues réalisées par Tilly sont irrésistibles, le chef de la police est surréaliste !

La couture année 50 est à la fête tout au long du film, en décalage total avec la poussière du bush. Un vrai coup de cœur !

2018

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres

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