Magritte, La trahison des images / Didier Ottinger – Centre Pompidou

Je pourrais parler de la rentrée littéraire mais l’actualité éditoriale prégnante ces jours derniers distillent déjà des trésors d’idées de lecture. En rangeant récemment des documentaires à la bibliothèque, je suis tombée sur un ouvrage fondamentalement vertigineux et énigmatique. Des réminiscences à chaque page. Un bouleversement émotionnel. Je me souviens. J’étais au centre George Pompidou pour l’exposition Magritte, la trahison des images en 2017 avec des ami.es. Les œuvres de cet artiste m’attiraient depuis longtemps par leurs significations multiples. Tant de magnétisme, tant de messages à décrypter parmi son style surréaliste.

Pourquoi cette exposition détonne ? Ce peintre figuratif de la pensée abstraite voulait faire de la peinture : « une expression affinée de la pensée ». Selon lui, les mots n’étaient en rien supérieurs aux images.

Le catalogue de l’exposition traite de la manière dont cet artiste appréhende les images à travers les mythes fondateurs de l’occident (Platon, Pline l’Ancien, Cicéron). Son audace artistique insuffle une force visuelle à ces tableaux. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est réel ?

La peinture peut exprimer la pensée de manière aussi efficace que les mots. Mais elle peut aussi résonner et interroger par sa dimension d’abstraction.

Un très beau documentaire. De nombreuses œuvres pleine page. Une iconographie riche et dense. Un graphisme net, très structuré. Un livre qui peut vous suivre toute votre vie. L’originalité de celui-rayonne.

2016

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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