Sous le béton, la vie…

Le mercredi 7 novembre à 18:30, les Champs Libres organisent une rencontre avec la journaliste de Mediapart Jade Lindgaard autour de l’ouvrage Eloge des mauvaises herbes : ce que nous devons à la ZAD.

Plusieurs écrivains, artistes et philosophes, un architecte, un spécialiste de théologie, un ancien directeur scientifique à Science Po, un anthropologue anarchiste, un architecte, une cinéaste afroféministe, une sorcière anticapitaliste, un scénariste de BD y donnent leur vision de la ZAD de Notre Dame des Landes. Qu’elle est l’utilité d’une ZAD? Pourquoi fait-elle trembler l’Etat? Qui sont les zadistes? Un autre système que le capitalisme est-il possible, envisageable? Est-ce une utopie blanche comme le remarque la documentariste afroféministe Amandine Gay et par extension comment faire pour fédérer tous les citoyens autour de la question environnementale? Que devient le territoire de la ZAD? Vous trouverez toutes les réponses ou tentatives de réponses à ces questions en lisant ce livre ou en venant écouter Jade Lindgaard interrogée par Arnaud Wassmer.

La bibliothèque possède également de nombreux documents qui vous permettront d’étayer votre réflexion. Si la lutte contre l’aéroport de NDDL est révolue, celle contre son monde ne fait que débuter. La ZAD n’a effectivement jamais eu tant besoin de faire parler d’elle. Loin des émeutes d’avril, c’est aujourd’hui silence radio du côté des médias. La force de cohésion qui faisait l’unité face au projet d’aéroport doit perdurer loin des divisions, des dogmes et de l’entre-soi.


Tous les enregistrements sont faits sur la ZAD et des ateliers d’écriture et d’enregistrement ont lieu à la Grée.

Les terres agricoles rendent de multiples services comme la lutte contre les inondations, la préservation de la biodiversité et de la qualité de l’air, la régulation climatique, l’autonomie alimentaire et la commercialisation en circuits courts. Pourtant après l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, nous continuons, en France, à porter de lourds projets pharaoniques (infrastructures de transports, centres commerciaux, parcs de loisirs…) sans réelle concertation citoyenne (ou tronquée), dont les retombées économiques, avec le chantage à l’emploi, et environnementales restent discutables.

Des militants réunis en collectif dénonce, dans Le petit livre noir des grands projets inutiles, l’hystérisation immobilière et mercantile de grands groupes financiers de mèche avec les différents gouvernements.

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« Make la campagne great again » Wilfrid Lupano

Dans son ouvrage, Zones à défendre: de Sivens à NDDL, Philippe Subra, spécialiste de géopolitique de l’aménagement du territoire explique l’émergence du phénomène des ZAD en parallèle des luttes environnementales et les raisons pour lesquelles la contestation écologico-paysanne se radicalise face à l’Etat de droit: désobéissance civile, décroissance, visions alternatives de la société. La ZAD, tel un laboratoire, expérimente une nouvelle forme de vie sociale.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez également consulter sur place / emprunter le numéro 20 de La Revue dessinée sur le projet Europacity à Gonesse aux portes de Paris.

https://www.arteradio.com/son/616190/europacity?embed

Enfin, la bande dessinée Le grand A se présente comme un reportage sur un hypermarché installé à Hénin-Beaumont. Les auteurs interrogent son personnel, sa direction et ses clients ainsi que les commerçants délaissés du centre-ville pour examiner les conséquences sociales et économiques de l’installation du centre commercial dans les années 1970.

Pour en savoir plus :

La guerre des graines / Stuka Quillet, Clément Montfort
Les pieds sur terre : un autre regard sur Notre-Dame-des-Landes / Batiste Combret, Bertrand Hagenmüller
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