Deathco / Atsushi Kaneko (7 tomes)

Après le labyrinthique et sociétal Soil, le surréaliste et policier Wet moon, l’auteur délaisse un peu l’univers lynchien pour nous embarquer dans le registre morbide et comico-gore de Burton (le chauffeur Lee n’est pourtant pas sans rappeler les traits de Robert Blake dans Lost highway).

« Vivre, c’est danser avec la mort. Le monde est un bal de macchabées en sursis. Une deathcothèque. »

Kaneko conserve son identité graphique inspiré par des auteurs issus de la bande dessinée américaine indépendante tels que Burns ou Pope. Certains personnages semblent également tout droit sortis de l’imaginaire de Giger. Chaque tome est illustré par une magnifique couverture en noir et blanc qui laisse présager de son contenu. La Guilde, une organisation clandestine et criminelle de freaks costumés et déjantés appelés reapers (moissonneurs) exécute à la pelle des contrats. La jeune héroïne, cinglée, gothique et dépressive, utilise de minuscules jouets customisés pour honorer les siens. La violence est ici un exutoire, un prétexte à la farce burlesque et au shoot d’adrénaline. Ça dézingue, défouraille, découpe, explose, moissonne à tout-va et c’est exaltant !!!

2016-18

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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