Le dieu vagabond / Fabrizio Dori

Au premier coup d’oeil, la couverture est magnifique. Le contenu qui s’apparente à une fable philosophique ne vous décevra pas.

L’ancien satyre Eustis, maudit par Artémis, se retrouve à la marge de la société moderne.  Grisé par des années de libations orgiaques à la cour de Dionysos, il se retrouve à camper dans un champ de tournesols en compagnie d’un chat bavard. Il partage le quotidien d’hommes et de femmes de petite vertu dans un monde devenu triste et monothéiste. Sorte de clochard céleste, payé en haschich ou bouteilles de vin en échange de prophéties, il déprime et attend une rédemption qui ne vient pas. Hécate, le prenant en pitié, lui promet de lever sa malédiction s’il parvient à réunir le temps d’une nuit Séléné et son amant le dieu Pan. Accompagné d’un vieux professeur et d’un fantôme, il parcourt plusieurs mondes jusqu’au royaume d’Hadès où se trouve Pan…

Un scénario qui s’inspire de la mythologie grecque avec beaucoup d’humour, d’onirisme et de générosité. Les planches sont magnifiques avec un dessin multi-référencé, expressionniste et des couleurs chatoyantes. Jugez-en par vous même ci-dessous. Un essai joliment transformé après Gauguin, l’autre monde sorti en 2016 déjà chez Sarbacane.

Sarbacane, 2019

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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