Engrenages et Sortilèges / Adrien Tomas

Embarquez dans un univers magico-steampunk aux côtés de deux adolescents pleins de ressources poursuivis par de mystérieux ravisseurs…

Grise est apprentie mécanicienne à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de la ville de Celumbre, tandis que Cyrus y étudie la magie. Il est de coutume que les étudiants de l’Académie détestent ceux qui ne suivent pas le même cursus qu’eux et nos héros ne dérogent pas à la règle : ils ne se supportent pas ! Malheureusement pour eux, ils vont être la cible d’un enlèvement auquel ils vont réchapper de justesse. Les voilà forcés à fuir ensemble et à s’allier s’ils veulent survivre…

La première chose qui m’a attirée dans cette histoire c’est la couverture. Oui, bon, la couverture ne fait pas partie de l’histoire, mais avouez que celle-ci est particulièrement réussie !

Grise et Cyrus sont bien plus que de simples personnages, ils ont des qualités, des défauts, une vraie personnalité et ce ne sont pas les seuls ! Tous les personnages secondaires ont aussi un caractère bien à eux. Et au delà de ce point on ne peut plus important (rien de pire que des personnages qui n’arrivent pas à être réels pour le lecteur !), nos personnages ont l’audace de déroger aux stéréotypes de genre.  L’audace, oui. Et ce qui est d’autant plus appréciable c’est qu’à aucun moment d’autres personnages leur font des remarques genrées. Rien que pour ça, j’aimerais évoluer dans leur univers (oui, bon, la magie et les engins mécaniques aussi me donnent envie, faut pas croire !)

Jamais ils ne dérogent à leur personnalité et c’est très agréable. Comment parler des personnages sans mentionner Quint, le familier de Cyrus, un chat qui, comme nous, comprend certain non-dit entre les héros.
Mais n’allez pas croire qu’Engrenages et Sortilèges soit une romance sur fond de magie. Loin de là ! C’est avant tout une fresque politique, avec des enjeux à tous les coins de rue. Nos deux personnages issus de la noblesse vont être confrontés à la rude vie des délaissés saignés à blanc par le gouvernement et changer de point de vue sur la politique de leur pays.

Je recommande chaudement ce roman que j’ai dévoré à en oublier de manger ! (et si vous saviez comme j’aime manger, vous comprendriez l’exploit !)

Rageot, 2019.

 

À retrouver (entre autres) à la Médiathèque d’Acigné.

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