Broadway limited/ Malika Ferdjoukh

New-York, 1948. Jocelyn Brouillard, petit frenchie étudiant pianiste, arrive dans une pension abritant une vraie ruche de jeunes filles, aspirantes à tout : à la vie, à l’amour, à la gloire… J’ai pris autant de plaisir à lire ce roman chorale que quand j’avais découvert la pension de Mme Madrigal dans les « Chroniques de San Francisco » de Armistead Maupin. Ici, le New-York d’après guerre a ce charme so vintage qui permet de se faire croiser des aspirantes danseuses levant la jambe dans les revues de Broadway, des machinos, une Grace Kelly inconnue, des ouvreurs, des cigarette-girls, Allan Königsberg avant qu’il ne devienne Woody Allen, des taxi-girls qui vendent leurs danses contre des tickets, des aspirantes actrices enchaînant les pubs pour les soupes Campbell, des filles-mères, des critiques paternalistes, Sarah Vaughan cachetonnant dans les clubs de jazz, de jeunes héritiers inconsolables, des activistes pro-communiste (le diable !)… Ce roman, c’est une flopée des personnages attachants, de la jeunesse à gogo et de l’amour à saisir au vol.

2015

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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