Assassination nation / Sam Levinson

La jeune Lily Colsen et sa bande de copines parlent de sexe, flirtent sur les réseaux sociaux, fantasment et sortent avec des garçons comme toutes les adolescentes de leur âge.

Seulement voilà lorsqu’un piratage massif de données personnelles a lieu, ce n’est pas seulement le lycée qui va être touché, mais la petite ville entière qui sombre dans le chaos et le sang… Le scénario malin s’inspire de l’histoire des sorcières de Salem revue et corrigée par le prisme des réseaux sociaux. Le film, qui rappelle le premier American nightmare (The purge), pêche peut-être par un manichéisme un peu trop poussif. Il faut un second visionnage pour percevoir la subtilité d’un message révolutionnaire qui passerait par l’alliance des deux sexes et non leur opposition. Il dénonce d’une part l’hypocrisie et le puritanisme américain où des citoyens, érigés en tribunaux et milices populaires, s’absolvent eux-mêmes des règles qu’ils jugent sacrées et intangibles pour les autres et d’autre part les dérives d’une génération instagram orchestrées par une société patriarcale, sécuritaire et consumériste. La photographie stylisée, une bande son tapageuse et de jeunes actrices prometteuses font de ce film un teen movie dopé aux amphétamines dans lequel l’ennui se retrouve banni.

Universal Pictures Vidéo, 2019

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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