Aromantic (love) story / Ono Haruka

Quand les mangas cassent les idées en matière d’amour.

On a tous déjà lu des shôjo et penser que…  Quoi, non ? Vous ne savez pas ce que c’est ? Laissez-moi vous expliquer un peu alors. Les mangas se classent en catégories. Les plus connues sont les shônen et les shôjo. Les premiers sont à destination des jeunes garçons entre 10 et 15 ans et les seconds s’adressent aux jeunes filles de la même tranche d’âge. Il existe d’autres catégories, bien sûr, comme les seinen (pour les garçons plus grands), les josei (pour les filles plus grandes) ou encore les kodomo (pour les moins de 10 ans).
Bref, ce petit aperçu de la classification des mangas vous l’aura bien montré : les manga se classent de façon sexiste. Et les shôjo (revenons à eux) ont tendance à parler d’amour. Ho, je vois venir d’ici les fans de manga « ce n’est pas vrai, il y a d’autres sous-genre au shôjo ». CERTES ! Mais souvent, même dans d’autres sous-genre de shôjo, on nous parle d’amour. Parce que les filles ne pensent qu’à ça (ironie, quand tu nous tiens…)

Alors quand j’ai vu sortir le manga dont je vais vous parler, j’ai été très contente de sa thématique. Il n’est pas à proprement parler un shôjo, ce serait même plutôt un josei, mais les josei souffrent du même problème : à destination des jeunes femmes, on leur met dont beaucoup d’amour et de sentiments. Avec un titre comme Aromantic (love) Story, vous vous doutez bien qu’il sera malgré tout question de sentiment. Mais de façon différente de ce dont à l’habitude. Et pour comprendre en quoi c’est différent, il y a un mot dans le titre que je me dois de vous expliquer si vous ne le connaissez pas déjà : aromantic (aromantique en français). Les personnes aromantiques ne ressentent pas d’attirance amoureuse. Cela ne veut pas dire qu’ils sont sans sentiments du tout ou qu’ils ne ressentent pas d’attirance sexuelle. Alors forcément, notre manga qui parle d’amour mais avec un personnage aromantique, ça change de l’idée que l’on se fait d’une histoire d’amour classique…

Editions Akata, 2018 –

À retrouver (entre autres) à la Médiathèque d’Acigné.

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