La menteuse et la ville / Ayalet Gundar-Goshen

Nymphea Shalev  a 17 ans, des complexes, et l’impression qu’il ne va jamais rien lui arriver. Un soir, un homme arrogant se présente à la boutique dans laquelle elle travaille pour l’été. Avihaï Milner, chanteur populaire mais sur le déclin, est d’autant plus aigri et agressif que Nymphea ne le reconnaît pas.

Face à cet homme méprisant qui se met à l’insulter, elle s’enfuit dans l’arrière-cour. Tout bascule lorsqu’il la saisit par le bras et qu’elle se met à hurler: on se précipite de partout, on s’occupe d’elle comme jamais, et tous concluent à la tentative d’agression sexuelle qu’elle ne dément pas. Les médias s’emparent alors du scoop et Nymphea se sent métamorphosée…mais aussi prise au piège. Au cœur de cette histoire, la jeune fille va rencontrer Raymonde, une vieille femme juive d’origine marocaine qui se fait passer pour sa meilleure amie Rivka, rescapée de la Shoah…

On ne peut qu’être sous le charme de cette écriture vive à l’humour piquant et se laisser emporter dans la spirale des engrenages multiples qui s’enclenchent, comme autant de réactions en chaîne. La construction de ce roman est une toile finement tissée.

Ayalet Gundar-Goshen l’avait déjà montré dans son précédent roman , Réveiller les lions, elle sait décortiquer comme personne les rouages secrets du mensonge. Elle explore à merveille la construction de soi, les complexes adolescents, les fragilités de l’âme humaine. L’histoire va évidemment bien au-delà de l’affaire médiatisée, et la galaxie de personnages est de bout en bout passionnante à explorer.

On plonge dans ce roman sans pouvoir le lâcher, un gros coup de cœur!

Presses de la Cité, 2019

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