Le bilan des 41ème Trans Musicales de Rennes (4-8 déc. 2019)

Cette édition ne fera pas date dans l’histoire des Trans ni dans ma mémoire. La fréquentation en légère baisse n’a pas empêché le hall 9 d’être archi bondé, samedi soir, durant le concert de la tête d’affiche du festival : Acid Arab de retour après son passage en 2013.

J’ai plutôt bifurqué vers le hall 3 pour voir San Salvador sans avoir pris de renseignements préalables sur le groupe et je fus très étonné de voir une telle énergie rock dans cette polyphonie corrézienne en langue occitane (6 voix, 12 mains, 3 hommes et 3 femmes, 2 toms et 1 tambourin).

Plus tôt dans la soirée, la musique psychédélique d’influence chinoise des néerlandais Yin Yin, signés sur l’excellent label Bongo Jo, m’a fait doucement voyager. Le groupe parfait pour débuter la soirée.

Le hall 3 offre décidément toujours de belles surprises après les claques monumentales de l’année dernière : Bodega et The Psychotics Monks.

Le vendredi soir a été marqué pour moi par les prestations de Shht, groupe belge loufoque de synthé-pop qui part dans tous les sens, et de Megative, groupe new yorkais de reprises reggae-punk (The Clash, The Specials, Hollie Cook…). Los Bitchos (chicha péruvienne) et Tribade (rap espagnol) semblaient être la caution féministe du festival. J’ai été impressionné par leur ferveur mais rafraichi par le manque d’originalité d’une programmation qui sentait le déjà-vu.

Auparavant à L’Étage, le jeudi après-midi, j’ai découvert le groupe de rap bisontin Grand Singe promis à un brillant avenir. Belle occupation de l’espace scénique, le trio intègre la grande confrérie des groupes masqués passés aux Trans (Stupeflip, The Residents…). Un rap plutôt conscient sur des instrus « old school » inspiré par IAM et le Wu-Tang qui va un peu à l’encontre des Booba, PNL et autres logorrhées à l’autotune. L’album est à paraître au printemps 2020. À suivre donc.

À noter la présence de Robin alias Rouge Gorge, ancien contractuel passé à la bibliothèque des Champs Libres, en première partie d’Etienne Daho et la toujours très belle scénographie du hall 5, avec une exposition des pochettes vinyles de tous les artistes passés aux Trans, dans lequel le festivalier harassé peut se restaurer, se ressourcer à base de houblon et s’affaler sur les banquettes entre deux concerts.

[Stéphane L.]

En trois soirs de parc Expo (on va dire trois demi-soirs, je ne suis pas resté jusqu’au bout des nuits), j’ai été déçu (Ben Shemie), j’ai été conforté dans l’idée que c’était pas terrible (Acido Pantera, San Salvador), j’ai trouvé certains groupes OK ni plus ni moins (Los Bitchos, Maverick Sabre, Gilberto Rodriguez, Shortparis) et j’en ai trouvé d’autres assez inégal (Groove Control, Acid Arab qui est quand même mieux avec des invités que seul).

Je retiendrai principalement Cochemea le jeudi, Megative le vendredi et la soul de Joey Quinones le samedi. Ca fait un groupe qui m’a vraiment bien plu par soir, c’est pas mal, cependant aucun des trois n’apporte non plus quelque chose de jamais entendu, ils sont bons dans leur domaine.

[Armand M.]

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