Batman damned / Azzarello (scén.), Bermejo (des.)

La chauve-souris, le pangolin et maintenant la civette ont bien du souci à se faire alors que l’émergence des zoonoses semble incomber de la seule responsabilité humaine (déstabilisation des milieux naturels, destruction de la biodiversité et dérèglement du climat).

Le coronamachin, Batman en a cure. Lui son ennemi c’est le Joker. Alors quand ce dernier meurt, jeté d’un pont, et que l’homme chauve-souris se réveille gravement blessé et amnésique dans une ambulance, Gotham est en droit de se demander si le Chevalier Noir n’aurait pas violé une de ses règles fondamentales et franchi la barrière morale du meurtre. Au ménisque de la folie, il va devoir plonger dans les abysses de sa psyché, aidé par John Constantine pour mener son enquête.

Les auteurs réinventent le mythe dans ce one-shot d’une noirceur insondable en introduisant des éléments occultes et surnaturels avec la présence de l’exorciste John Constantine en side-kick plutôt que l’habituel Robin. Le style organique et photographique de Bermejo rappelle celui du grand Alex Ross qui illustre mon avatar.

Urban Comics, 2019.

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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