S’il n’en restait qu’un : Malevil

Pas très connu, pas très commun, mais s’il n’en restait qu’un, ce serait pour moi très probablement Malevil de Robert Merle.

J’avais déjà chroniqué ce roman en 2018, et deux ans plus tard, je me rends compte que je n’ai pas changé d’avis : Malevil reste toujours dans le top des livres qui m’ont marqués, et particulièrement en anticipation.

Connu principalement pour ses romans historiques (la série Fortune de France notamment), l’auteur ne jouit pas d’une notoriété énorme, bien que ses œuvres méritent le détour. Que dire de la S.F. ou de l’anticipation, parent longtemps pauvre de la « vraie » littérature, encore moins considérés dans le parcours d’écriture de l’auteur.

Et pourtant…que d’échos et d’inspirations depuis une décennie, l’auteur avait déjà tout compris en 1972.

Le traitement de la « fin du monde » explose dans tous les arts (romans, BD, cinéma…) au point de saturer l’édition de ce genre.

La collapsologie et la crainte d’un effondrement sont au cœur de nos sociétés et des préoccupations, ne parlons même pas de la crise sanitaire que nous traversons qui nous fais nous poser les mêmes questions que les « héros (?) » de son roman.

Le « retour à la terre » est un vœu que beaucoup d’entre nous avons formulés pendant le confinement.

Roman de S.F., chronique sociale, roman du terroir, difficile de ne classer ce récit que dans une catégorie.

Le livre est toujours disponible à la Bibliothèque des Champs Libres, et très probablement dans votre bibliothèque municipale !

Le 4e étage de la bibliothèque des Champs Libres ouvre ses portes le 30 septembre 2020 après plusieurs mois de travaux. À cette occasion, quelques lecteurs ont tenté de faire face à ce dilemme : ne retenir qu’un seul titre parmi les 40 000 volumes de l’étage ; n’hésitez pas à vous prêter au jeu et à nous envoyer votre proposition via notre formulaire coup de coeur !…