Les bons garçons / Pierre Adrian

C’est vraiment la dolce vita à Rome, en fin d’été, quand les copines se retrouvent pour sortir au cinéma, après une rude journée de boulot !

Quant aux gars des beaux quartiers, ils paradent en voiture, boivent plus que de raison, impatients de se retrouver à la prochaine soirée. Justement, Carlo veut organiser une fête dans une résidence isolée sur la côte, en l’absence des parents, c’est une occasion rêvée pour inviter les filles.

Maria et Raffaëlla n’étaient jamais entrées dans une villa pareille, quel luxe et quelle vue ! Grisées par l’aventure, flattées d’avoir été choisies, l’inquiétude les gagne rapidement devant cette situation inattendue. En fait, Carlo n’est pas là et la fête n’a pas lieu.

Les deux amies se retrouvent face à trois garçons qui les maintiennent dans la maison, contre leur gré. L’alcool coule à flots, se mêlant à la drogue, Matteo joue avec une arme à feu. Progressivement, le ton monte, le piège se referme, la violence se déchaîne.

Cette histoire s’inspire d’un fait divers, connu sous le nom de massacre de Circeo. La vérité éclatera sur cette nuit atroce, lors du procès des garçons qui raconteront les événements, non sans une certaine fierté, sûrs de leur domination sociale.

Avec un style sobre et précis, un sens de la formule, l’auteur nous plonge dans l’atmosphère de l’Italie des années 70 qu’il documente par une brève anecdote, un détail architectural ou sociologique, le rappel d’un tube estival, évoquant aussi les affrontements politiques dans lesquels le fascisme tient encore une bonne place.

Un roman coup de poing, qui prend à la gorge, à la fois solaire et tragique.

2020

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