Goodbye my rose garden / Dr Pepperco

Angleterre, année 1900… L’époque où l’amour, la famille et la société étaient semblables à des ronces…

Hanako est une jeune japonaise qui décide de traverser l’océan à la recherche de Victor Franks, un écrivain qu’elle admire, dans le but de lui faire lire son roman. Malheureusement, la maison d’édition avec laquelle l’écrivain collabore refuse de lui donner la moindre information. Au bord du désespoir, sans nulle part où aller, elle va trouver du réconfort auprès d’Alice, une noble qui la recueille et fait d’elle sa nouvelle femme de chambre. Mais si la demoiselle est aussi généreuse, c’est peut-être qu’elle a une idée derrière la tête…

Hanako et Alice sont des personnages très doux et attachants. Une relation très particulière va les lier, Hanako étant franche et ouverte alors qu’Alice est au bord de la rupture, pensant se donner la mort pour échapper au destin qui l’attend et qu’elle pense être inévitable. Vous l’aurez peut-être compris, l’œuvre va aborder le sujet de la condition féminine, dans l’époque bien particulière qu’est l’Angleterre victorienne. Il y a un vrai travail sur la psychologie des personnages que ce soit Hanako, Alice, mais aussi le libraire, et Edward (le fiancé d’Alice). J’ai beaucoup aimé les illustrations et en particulier les couvertures des deux tomes parus. Les décors sont détaillés.
Les passionnés du livre aimeront les nombreuses références faites sur différents auteurs anglais du XIXème siècles : Les sœurs Brontë et leurs noms de plumes masculins mais aussi Oscar Wilde et son homosexualité pour ne citer qu’eux. L’ambiance est donc plus sombre et sérieuse que peut laisser présager la couverture, pour notre plus grand bonheur !

2020 (Komikku)

Pour découvrir le premier chapitre: ICI

A retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Champs-Manceaux

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