La fièvre / Sébastien Spitzer

Sébastien Spitzer à l’art et la manière de nous plonger dans l’Histoire. Après le portrait de Magda Goebbels dans « Ces rêves qu’on piétine » et Karl Marx dans « Le cœur battant du monde », il nous emmène, dans son troisième roman, à Memphis en juillet 1878 où sévit une grave épidémie de fièvre jaune. Toute ressemblance avec l’actualité ne serait que pure et fortuite coïncidence!

Un homme, tout juste arrivé en ville, s’effondre au milieu de la rue. Il meurt, sa langue est noire. Il est le cas zéro. La première victime de la Fièvre.
Keathing tient le journal local. Raciste, suprémaciste, c’est un vrai type du Sud qui ne digère pas la victoire des Yankees et l’affranchissement des noirs. Annie Cook est française. Elle tient un lupanar et ne pense qu’à faire de l’argent. La Fièvre va bouleverser leur vie. La ville se vide, les trains sont pris d’assaut, on s’entretue pour obtenir une place. Puis le silence s’installe. Les derniers habitants, impuissants, assistent à l’impensable. Suivent les premiers pillards. Et les premiers héros : les miliciens. Ils sont noirs, immunisés contre le mal qui décime les blancs. Ils vont sauver les maisons, les biens, les commerces. Contre toute attente, Keathing va vouloir témoigner de leur courage. Anna, elle, transforme son bordel en hôpital de fortune.

La Fièvre est une histoire vraie. En 1878, à Memphis, elle a tué un tiers de la ville en quelques mois…

Sébastien Spitzer confirme ses talents d’écrivain et d’historien. Il a cette capacité à raconter des faits historiques avec une fluidité et surtout une vraie humanité.

Albin Michel – 2020

À retrouver ( entre autres ) dans les Bibliothèques de Rennes

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