Le parfum des fleurs la nuit / Leïla Slimani

Confession autant privée que littéraire qui s’inscrit dans la collection « Ma nuit au musée » : une « sorte de performance, une expérience existentielle », en avril 2019, dans ce bateau brise-glace vénitien à la proue pointue, la Pointe de la Douane.

Ecrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle. La littérature est un art de la rétention.

Aux œuvres de Philippe Parreno ou au rideau écarlate de Felix Gonzáles-Torres (celui-ci lui rappelle Adèle de son premier roman Dans le jardin de l’ogre), présentées lors de l’exposition « Lieux et signes » – qui la troublent, la lauréate du Goncourt en 2016, préfère les chemins de l’introspection.

Le parfum capiteux d’un galant de nuit – dont les fleurs ne s’ouvrent que le soir – évoque le végétal qui ornait l’entrée de la demeure familiale à Rabat ; il convoque la figure du père – incarcéré puis réhabilité à titre posthume – et la douleur d’une injustice, ressort secret de sa création.

Stock, 2021

À retrouver (entre autres) sur le pôle 4 de la Bibliothèque des Champs Libres

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