L’odeur de la nuit était celle du jasmin / Flore (photos) – Marguerite Duras (écrits)

« Marguerite Duras inspire d’autant plus un photographe, que ses écrits génèrent en soi beaucoup d’images. Ce qui m’intéresse, c’est justement la capacité qu’a la photographie de nous faire voyager dans le temps, et comme le monde est devenu très petit, on peut facilement voyager, en revanche voyager dans le temps reste assez mystérieux. Le pouvoir qu’aurait la photographie de faire des images d’un temps antérieur, étirer le temps, faire rêver, m’intéresse. » Flore

Après Lointains souvenirs (2016) qui proposait une évocation autour de la jeunesse indochinoise de Marguerite Duras, la photographe met à profit son Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière 2018 pour effectuer un voyage de quatre mois au Vietnam et au Cambodge. Ses grands parents y ont vécu à la même époque que l’auteure de l’Amant, Un barrage contre le Pacifique… C’est donc une fois encore dans les textes de Marguerite Duras que Flore pioche des extraits pour accompagner les images qu’elle a rapportées de son expédition sur les traces de ses ancêtres.

« Marguerite Duras est quelqu’un de difficile à quitter ! Sa force de proposition créatrice, son écriture, sa manière troublante, au fil des livres, de narrer plusieurs fois le même récit témoignent, à mes yeux, d’une grande liberté intérieure » déclare Flore dans un entretien (Polka, n° 51).

Le choix du format, le soin apporté au tirage des photographies teintées au thé et cirée, en noir et blanc, tout est pensé pour restituer le souvenir et l’atmosphère de cette époque. Cet ouvrage a obtenu le prix Nadar Gens d’images 2020.

Maison CF / Clémentine de la Féronnière, 2021

Une exposition était prévue à L’Académie Des Beaux Arts de l’Institut de France, fin 2020.

Un livre à retrouver à la Bibliothèque des Champs Libres

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