As days get dark / Arab Strap

Le groupe nous avait habitué à la douche écossaise ces dernières années : séparation en 2006, retrouvailles en 2016 pour quelques concerts dont une participation à la Route du rock en 2017, aucun album depuis The last romance sorti en 2005.

Voici le duo originaire de Glasgow à nouveau réuni pour le disque tant attendu par les fans du groupe dont je fais partie. La recette – toujours la même – fait encore mouche : des mélodies sombres marquées par une boite à rythmes, des synthés, quelques cordes et arrangements travaillés (on retrouve des notes de sax, bongo et conga sur l’envoûtant The turning of our bones qui conte l’appréhension du deuil à travers un rituel malgache dans lequel les vivants dansent avec les morts), un talk-over désabusé mêlant humour noir et profondes désillusions, une écriture maîtrisée sur des sujets sociaux et populaires, des situations souvent miteuses éprouvées par beaucoup (relations amoureuses toxiques ou sans lendemain, polyamour, bad trips, gueules de bois, addictions, routine, plaisirs solitaires, xénophobie et chasse à courre, désenchantement sur le capitalisme, le BreXit et la mondialisation…).

Un disque, une discographie à découvrir ou redécouvrir en urgence.

Rock Action, 2021.

À retrouver (entre autre) à la bibliothèque des Champs Libres.

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Images difficiles qui rendent hommage aux films d’horreur des années 70 et 80. Petites frappes s’abstenir.