La fille qu’on appelle / Tanguy Viel

« Il a bien fallu qu’elle quitte la plage à la nuit tombante. Il a bien fallu qu’elle remonte là, dans cette chambre où elle avait ouvert le velux pour que l’air, l’odeur et le sens de ses actes, tout s’y renouvelle. » (extrait)

Pour qui connaît le travail de Tanguy Viel (Paris-Brest, Article 353 du Code pénal…), on retrouve dans ce dernier roman le style épuré, le rythme délicat de ses phrases longues qui parviennent à traduire la sidération et la confusion d’une jeune femme lors de sa déposition au poste de police. Sans artifice, l’auteur met en évidence les rouages de la prédation sexuelle, du consentement sous emprise ainsi que les jeux de pouvoirs et le poids des traditions patriarcales.

Une tragédie se joue dans ces vies ordinaires et l’écriture de Tanguy Viel nous permet d’en être les spectateurs discrets…

Les éditions de Minuit, 2021

À retrouver (entre autre) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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