Tokyo / Mo Hayder

L’automne est là, c’est la bonne saison pour lire (ou relire) des polars un peu (ou très…) sombre.
C’est également le moment de rendre hommage à une autrice, malheureusement disparue durant l’été 2021 : Mo Hayder.

Mo Hayder, de son vrai nom Clare Dunkel, était donc une autrice britannique de polars. Souvent comparé à Thomas Harris pour sa façon de raconter la violence. Reconnue dans le monde du thriller, elle remporta notamment le prestigieux Edgar Allan Poe Award (2012), ainsi que le Prix SNCF du polar européen (2005) ou le Grand prix des lectrices de « Elle » – catégorie Policier (2006).
Une femme à la vie souvent dite « agitée », qui aura par exemple vécu quelque temps au Japon, enchaînant les petits boulots tout en vivant dans un studio, ce qui lui inspirera d’ailleurs Tokyo.
Alors, il parle de quoi ce roman ?

« Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d’une nurse à la silhouette monstrueuse… Mœurs inavouables, violence, écrasant secret… Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l’existence contestée datant de l’invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l’aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions…« 

Reprenant le classique des personnages à destins croisés, nous suivons les périples de Grey dans une ambiance d’effroyable étrangeté, en retenant notre souffle.

Le roman choisi ici est Tokyo, mais c’est également un prétexte pour découvrir ses autres ouvrages, notamment la série autour de l’inspecteur Jack Caffery et de « Flea » : Birdman (2000), Rituel (2008), Skin (2009), Proies (2010)… Pour ne citer qu’eux.

Avec l’arrivée de la saison morte, et à cause de Mo Hayder, on aura à nouveau peur des bruits dans le grenier, des cochons, des oiseaux en cage, ou même qu’une main coupée se trouve sous notre paillasson…

2005, éditions Presse de la cité, Collection Sang d’Encre

À retrouver (entre autre) à la Bibliothèque des Champs Libres

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