Vanity of vanities : a tribute to Connie Converse

Réputée pour être la première compositrice folk américaine dans les années 50, Elizabeth Eaton Converse alias Connie Converse s’est volatilisée en 1974 à 50 ans au volant de sa coccinelle sans qu’on ne retrouve jamais trace d’elle.

Cette anthologie de reprises rend parfaitement hommage à cette musicienne, pianiste et guitariste, avant-gardiste arrivée trop tôt sur la scène intellectuelle new-yorkaise pour connaître le succès lié à la beat generation. Lassée d’être ignorée par ses pairs et rongée par une dépression, elle déménagea à plusieurs reprises et laissa plusieurs lettres d’adieux à ses amis et des carnets intimes laissant penser qu’elle désirait changer de vie. Personne n’entendra plus jamais parler d’elle. Avec Jim Sullivan, elle fait partie du club des disparus de la scène musicale.

Plusieurs titres reparaîtront en 2004 suite à une diffusion sur une radio américaine du morceau One by one qui va pousser quelques auditeurs à traquer les enregistrements de l’artiste.

La version électronique, moderne et chamanique de The witch and the wizard des musiciens avant-gardistes jessika Kenney & Eyvind Kang est tout simplement bluffante et donne, comme les autres reprises, une seconde vie à des compositions dépouillées, poétiques et intimistes.

Tzadik, 2017.

À retrouver (entre autre) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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La version de The witch and the wizard de Connie :