Le chat / Pierre Granier-Deferre

Une maison, au fond d’une impasse d’un triste pavillon de banlieue parisienne en cours de démolition, abrite un vieux couple, Julien et Clémence, qui ne s’aime plus. Lorsque Julien recueille un chat errant et lui consacre toute son affection, Clémence entre dans une jalousie folle.

Ce classique du cinéma français réuni deux de ses monstres sacrés : Gabin et Signoret avec « Tata Yoyo » en guest-star qui joue une tenancière d’hôtel de passes.

L’allégorie entre le quartier voué à la destruction et l’amour qui se désagrège semble facile mais toute l’histoire est portée par le jeu des acteurs et la mélancolie qui en ressort.

Ce huis clos est l’adaptation d’un roman de Simenon qui se serait inspiré de la vie de sa propre mère avec qui il entretenait une relation difficile.

La photographie urbaine et grise rappelle les films américains de la même époque. Le film laisse également à penser que la gentrification ne date pas d’aujourd’hui.

Je suis venu à ce classique du cinéma français en lisant une bande dessinée sur Gabin dans laquelle il affirme que ce film est le meilleur de sa filmographie d’après-guerre.

1971.

À retrouver (entre autre) à la Bibliothèque des Champs Libres.

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Le Chat