Ce sentiment de l’été / réal. Mikhaël Hers

Une déambulation comme métaphore de la vie.

Ce titre, traduit d’une chanson de Jonathan Richman, rend compte de la vie captée dans sa subtile palpitation et ses échos saisonniers.

Un jour d’été à Berlin, Sasha (Stéphanie Déhel) s’est levée du lit qu’elle partageait avec Lawrence, est allée travailler quelques heures dans son atelier de lithographie – occasion pour le réalisateur d’installer ses nuanciers, grâce à la longue complicité avec son photographe, Sébastien Buchmann –  en est ressortie et s’est mortellement effondrée dans le parc.

Comment continuer d’avancer en même temps que la vie mais que rien d’autre de ce qui lui était lié, les amitiés, les liens du sang, l’amour qui l’unissait à Lawrence, n’est mort en même temps qu’elle ?

D’une année à l’autre, de Berlin à Paris, de Paris à New York – trois villes qui étirent leurs architectures et cartes du tendre, la saison revenant rappelle chez Lawrence (Anders Danielsen Lie) et Zoé (Judith Chemla), la sœur de Sasha, une mélancolie particulière due à ce sentiment de continuité persistant même si le temps qui passe rend la douleur moins vive. Les parents de Sasha (Marie Rivière), à Annecy, refont leur maison sans déménager. Zoé et son conjoint se sont séparés, mais pas vraiment.

Les nombreux travellings suivant les personnages de face tracent un chemin pour la mémoire jusqu’à ce que celle-ci retombe sur l’événement inaugural (le décès), adouci par l’effort du trajet et les souvenirs heureux qui l’ont parsemé.

Pyramide vidéo, 2016

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