Adieu à la valse est un premier roman.
Une femme, 39 ans, 1 mari, 2 filles, un pavillon bien rangé, un travail, le même depuis toujours. Un quotidien huilé, un décorum sans fard et sans aucune surprise où tout est à sa place. Courses, repas, parcs, école. Au fil des mois, cette femme – dont nous ne connaitrons le prénom qu’à la fin – voit sa vie intérieure bousculée : « Je crains le piège, je crains de ne pas savoir en réchapper, je sais pourtant que je ne tiendrai pas plus longtemps ». La lassitude gagne du terrain, la routine perd tout son sens, elle se met en danger. C’est l’histoire d’une femme qui fait ce qu’on attend d’elle (femme de, mère de, femme active), mais qui trouvera la voie qui est la sienne, uniquement la sienne, pas celle que la société lui dicte.
À chaque chapitre, les mois passent et l’on sent Diane progressivement puis complètement se détacher de son rôle attribué. Un roman qui interroge la maternité, et plus largement la place de la femme dans la société. Une écriture rythmée qui joue finement avec la conjugaison des temps où plus aucune surprise ne se passe, tout est écrit d’avance. Le fait de rendre anonyme, sans nom, cette femme tout au long du roman permet de se projeter soi-même, de s’interroger sur ses choix : sont-ils les bons ? Est-ce que je m’y retrouve ? On pourra juger de ses décisions, mais elle a l’audace de faire se questionner, déstabiliser. Une crise existentielle contemporaine sans tabou qui percute.
Éditions de l’Observatoire / 2026
À retrouver dans les bibliothèques de Rennes.


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