Samuel, trentenaire rennais un peu paumé, se rend chez Truffaut et achète un poisson-clown. Il fait la connaissance de Jacques, le vendeur, encore plus paumé que lui. Ils vont se lier d’amitié.
Quelques semaines s’écoulent, et voilà que Jacques est retrouvé mort dans l’appartement de Samuel. Que s’est-il passé ? Accident, meurtre ou suicide ? C’est ce qu’une commissaire de police va tenter de comprendre avec la garde à vue de Samuel.
La tribu – 2025
Samuel fait face à la commissaire Delair, qui semble déterminée à lui extorquer des aveux, pour ce crime perpétré dans son appartement. C’était un homme solitaire, récemment viré de son poste chez Truffaut. Les nombreux aquariums qu’il entretenait chez lui ont atterri chez Samuel puisqu’il venait aussi de perdre son logement… après une première tentative de suicide. Samuel ne comprend pas qu’on veuille l’impliquer. Jacques s’est suicidé, un point c’est tout. Mais la commissaire n’y croit pas. Cependant, elle accepte de subir le récit ultra détaillé de Samuel, qui est le roi des détours et le maniaque du détail…
Le lecteur sera aussi un témoin de ses dires, pour son plus grand bonheur ! Car Samuel a un petit quelque chose hors des clous, qui fait tout son charme et crée un bonheur de lecture. Contrairement à la commissaire, on en redemande. D’autant que nous finissons par être persuadés de son innocence.
C’est drôle, décalé, réjouissant. Un roman pétillant, original et très attachant. Et ce n’est pas tous les jours qu’un poisson clown devient la vedette d’un polar !
Très beau roman, histoire pleine de douceur. L’auteure porte un regard rempli de tendresse sur ces paumés de la vie. Cécile Cayrel sait être drôle sans ironie en décrivant l’étrange comportement de Samuel ou de Jacques. La relation d’écoute que Samuel tente d’établir avec « sa » commissaire, pour lui faire comprendre son innocence est touchante, tant chaque évènement raconté peut être interprété dans un sens ou dans l’autre. Le suspense est présent et ce n’est que dans les toutes dernières pages que nous saurons si Samuel est coupable ou innocent.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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