« Pendant qu’on parlait, il arrachait des petits bouts de papier peint à côté du lit avec toute la finesse que ses doigts lui permettaient. “Juste en dessous, le papier est encore plus beau”, disait-il. »
Alors que le succès de son premier roman « Vie animale » (2012) le pousse à se mettre en retrait en travaillant dans une librairie, Justin Torres découvre, dans un carton de livres déposé par un client, « Sex variants : a study of homosexual patterns » (une étude sur les homosexuels menée entre 1930 et 1940). De cette étude, il crée un roman d’apprentissage et de transmission. Un vieil homme mourant enseigne au plus jeune comment s’ouvrir au monde et aux autres. Et, en lui racontant le parcours de Jan Gay (pseudonyme de l’anthropologue de la condition homosexuelle Helen Reitman 1902-1960), il lui transmet l’histoire des souffrances et des espoirs d’une population persécutée.
A l’image des notes retrouvées (et des morceaux de papiers peints déchirés), la construction du roman est fragmentée et utilise différentes formes narratives, des illustrations… « Ce livre avance par associations, il se déplace comme un rêve. Un moment appelle un autre moment, mais ces moments pourraient être réorganisés à l’infini. » explique l’auteur dans un entretien.
Une fois encore Justin Torres publie un roman hors-norme qui bouscule et qui touche.
Ed. de l’Olivier, 2024
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