Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas / Viktor Lazlo

L’ esclavage comme acte de mémoire…

Dans les champs de canne à sucre martiniquais vivait une jolie petite fille qui croyait tout savoir sur ses origines. Un jour, le propriétaire de l’exploitation vint l’arracher aux siens. Il la baptisa Olvidia et sa femme, censée l’avoir à son service, compléta son prénom en y ajoutant devant Marie.

Son quotidien s’avéra plus confortable que dans l’exploitation mais peu de temps, avant sa puberté, elle fut abusée de façon hebdomadaire par le maître, qui n’était ni plus ni moins que le violeur de sa propre mère.

Son salut vint quand le maître mourut dans d’étranges circonstances. Dès lors, sa maîtresse les prirent sous son protection, elle et sa progéniture qui ne tarda pas à pointer le bout de son nez.

Les conditions de vie sur l’île les obligèrent à gagner la France puis l’Autriche (pays d’origine de la maîtresse) pour, au final, retourner en France et connaître toute la rébellion du peuple. Robespierre, en effet, comptait parmi les amis du fils d’Olvidia. Cette dernière se rapprocha de la célèbre Olympe de Gouges quant les espoirs se firent plus présents d’un affranchissement de tous les esclaves.

Ce roman est très prenant tant le destin de l’héroïne suscite de l’émotion. Deux mondes se côtoient et l’on se rend compte à quel point la vie des esclaves ne tenait qu’à un fil, tellement les dangers de tous ordres étaient omniprésents. La deuxième partie de ce roman est plus ancrée dans le contexte historique de l’époque mais s’avère tout aussi intéressante.

R. Laffont, 2024

À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Lucien Rose.

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