Ilaria a 8 ans. Inattendu, son père vient la chercher à l’école et l’embarque vers l’Italie, sans sa soeur…
Son père appelle la mère sans jamais lui passer. D’hôtels en pensions, Ilaria raconte une déambulation sans repère.
Zoé – 2024
Un récit très court, dramatique qui nous tient en haleine. La narratrice, avec beaucoup de sensibilité, des mots simples, nous embarque dans ce périple père/fille dont on imagine qu’il pourrait se terminer tragiquement.
J’ai beaucoup aimé.
Un style simple, vif, de courts chapitres. L’autrice a su se mettre à hauteur d’enfant pour raconter une errance incroyable. Nous la vivons avec les yeux et le cœur d’Ilaria qui ne juge pas, mais qui sait prévenir les orages paternels. Entre amour et lucidité, un récit haletant qu’on ne peut lâcher.
L’avis de Bérangère G.
Illara, un roman à la fois captivant et angoissant, nous entraîne dans le périple bouleversant d’une petite fille de huit ans. Dès qu’on ouvre ce livre, impossible de le lâcher, tant le rythme est tendu et oppressant. L’histoire commence en Suisse, où Illara vit avec sa mère, avant que son père ne l’enlève, la plongeant dans une fuite qui durera deux ans à travers l’Italie.
Ce road-trip saccadé est rythmé par des arrêts dans des motels sordides, des aires d’autoroutes et des bars, avec pour toile de fond la radio qui diffuse des nouvelles inquiétantes d’attentats. Son père, un homme instable, boit, fume et ment sans retenue. Séducteur et charmeur en société, il se replie rapidement, devenant nerveux, irascible et paranoïaque. Sa violence latente pousse Illara à marcher sur des œufs, apprenant à ne pas le contrarier pour éviter ses colères.
J’ai d’abord été surprise par l’autrice car à la lecture je pensais que ce livre était écrit par un homme. C’est l’histoire justement d’un homme qui emmène sa fille Ilaria âgée de 8 ans pour un voyage lui dit-il.
Au fil des pages on apprend qu’Ilaria a une grande sœur et finalement on devine que son père semble séparé et prend en « otage » sa fille. Pourtant il « passe » de longs moments au téléphone avec sa femme sans jamais faire le lien avec sa fille. On s’attend à un beau voyage à travers toutes ses villes italiennes. Il n’en est rien On visite surtout les chambres d’hôtels parfois sordides et les bars. On ne sait de quoi il vit. On devine en filigrane qu’il erre sans but.
Le titre surprend La Conquête de la Désobéissance ; je l’ai plus interprété comme une fuite. Le père se noie dans l’alcool, les rapports avec sa fille sont très distants, il parait très rigide et surtout sans tendresse. Ilaria se débrouille avec tout cela s’adapte aux gens qu’elle rencontre ; elle comprendra le fin mot des choix de son père que très tard dans le livre
Je ne peux pas dire que j’ai été enthousiaste à la lecture mais l’écriture d’un rythme très soutenu et des chapitres très courts nous tiennent en haleine et surtout on s’inquiète du devenir d’Ilaria qui traverse ces épreuves comme une école de la vie mais malheureusement le mensonge est omniprésent. S’en sortira-t-elle ?
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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