« Quand on y pense, c’est un peu à ça que ressemble la vie. Des larmes et des sourires, et chacun en garde ce qu’il peut. »
Pour ce second roman, La colline, Mathilde Beaussault s’inspire d’un fait réel qui s’est déroulé dans les quartiers sud de Rennes en 2023. Ce drame est le prétexte pour décrire la réalité humaine et sociale de l’exclusion et de la misère, mais toujours avec une grande sensibilité et sans jugement.
Le roman s’articule autour de trois femmes : Monroe, sa mère et sa grand-mère, pour évoquer les questions de l’instinct maternel et des relations intrafamiliales. Mais le récit se fait aussi choral en permettant à chacun des protagonistes d’exprimer son point de vue. Il s’organise en alternant deux temporalités : le présent du calvaire de Monroe et de l’enquête de police et les mois précédents où Monroe a vécu chez sa grand-mère, à la campagne.
« Dans La Colline , je voulais rendre justice à la nature qui m’a accueillie. J’avais besoin de m’éloigner de la violence des Hommes pour, là aussi, faire parler Monroe : au début je ne savais pas ce qui pouvait lui arriver mais je savais qu’elle avait besoin d’amour pour dire l’indicible. »
On retrouve l’écriture maitrisée des Saules, les descriptions de la nature, l’humour et les images poétiques qui allègent la noirceur du récit. C’est puissant et délicat à la fois. Talent confirmé !
Seuil, 2026
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