« Le film s’inspire du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en Iran. J’ai été influencé par des choses que j’ai vues sur les réseaux sociaux et que j’ai vécues moi-même. » NS
Troisième film du réalisateur iranien, coécrit avec Jafar Panahi (Un simple accident, 2025) et tourné clandestinement à Téhéran, « La femme qui en savait trop » raconte trois générations de femmes, une grand-mère, sa fille adoptive et sa petite-fille, en prise avec l’oppression du régime islamique.
Dans ce drame, Nader Saeivar met en scène le quotidien d’une famille dans le contexte de restriction des libertés individuelles – surtout celle des femmes – et de répression massive dans son pays après les manifestations de septembre 2022.
Venue rendre visite à sa fille adoptive, Tarlan est témoin d’un crime, qu’elle signale à la police qui refuse d’enquêter. Dans la pure tradition du cinéma iranien moderne, le film témoigne du fonctionnement de la société iranienne à travers un fait divers, fictif, mais inspiré d’affaires réelles. Il souligne aussi les lâchetés d’une société où le sort des femmes, nous dit le film, a moins de valeur que celui des souris !
A noter la performance de Maryam Boubani (Tarlan), l’une des premières actrices d’Iran à avoir retiré son hijab en déclarant qu’elle ne voulait plus le porter au début du mouvement «Femme, vie, liberté».
Jour2Fête, 2026
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