Bref récit intimiste, porté par une ligne sensible et sinueuse – oscillant entre l’adresse épistolaire et la méditation poétique – sur la mémoire d’un ami d’enfance « au passé troué », retrouvé mort dans sa maison vétuste.
Le narrateur pose la question : pourquoi peut-on déjà commencer à disparaître de son vivant ? Il tente d’y voir clair dans le « fatras flou » des souvenirs ; il retrace les moments où la vie de son ami, s’évanouissant au monde avant même, des années plus tard, mourir réellement, semble s’être retirée de lui-même : l’absentéisme scolaire, l’isolement d’abord social, puis affectif.
Le souvenir est fortement corrélé au lieu, à « la terre », ce gros bourg qui n’est plus, le seul horizon de son ami.
Dans une langue aux tournures qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser, le primo-romancier met en mots la détresse de tout un monde rural survivant en repli sur lui-même, éclaire le mystère des existences qui côtoient les marges et redonne une forme à l’absence.
Editions Héloïse d’Ormesson, 2025
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