Cette année le « Tape à l’œil » devient le « RDV des livres extraordinaires ».
La quatrième saison est toujours l’occasion d’échanger autour de livres anciens, de collections rares sorties des réserves, d’œuvres d’artistes contemporains, de formats ou techniques atypiques et nous étions heureux de retrouver un public fidèle ou néophyte, ce jeudi 27 mars, pour parler livres d’artistes. La bibliothèque des Champs Libres conserve une collection de plus de mille œuvres, essentiellement en lien avec la Bretagne. L’objectif n’est pas d’être exhaustif, mais vise plutôt la variété, l’éclectisme de la création bretonne, avec une attention particulière aux artistes rennais.
C’est ainsi que nous avons eu le plaisir d’inviter Gwenaëlle Rebillard, artiste-plasticienne et poète rennaise, créatrice des éditions L’écart et l’accord. La bibliothèque possède 22 de ses œuvres.
Gwenaëlle Rebillard travaille autour de la relation entre arts plastiques et écriture, à travers des projets variés et pluridisciplinaires, en collaboration avec d’autres artistes (Regis Guigand, Mathilde Seguin, entre autres). Elle nous a parlé de son parcours, de son processus créatif, de ses questionnements autour de la « déconstruction » du livre, de ses thèmes de prédilection (le corps, le langage et les paysages). Ses œuvres questionnent tant la forme que le contenu. Nous avons pu en découvrir quelques-unes :

Un poème normalement ça parle d’amour, initié en 2015 au Domaine de Kerguéhennec, est un projet de longue haleine, polymorphe, évolutif, conçu à la façon d’un feuilleton, adressé par voie postale à un réseau d’abonnés (limité à 50), sous forme d’épisodes, tous les 2 mois, pendant 2 ans. Sa spécificité réside dans la volonté de ne pas créer un livre figé, mais autant de formes artistiques que cette matière multiforme saura susciter. Il associe impression numérique, photographie, sérigraphie et certaines pages présentent des variantes graphiques attribuées par tirage au sort.

Au-delà des habitations hautes, il y a la mer, a été composé pour l’épisode #5 d’Un poème normalement ça parle d’amour. C’est à la fois une édition papier éditée en 1 exemplaires et une série de 7 cadres de 18 x 24 cm.
Les cramoisies d’alizarine est à la fois une installation photographique et une édition limitée à 30 exemplaires. Les cramoisies d’alizarine font aussi partie intégrante du projet au long cours Un poème normalement ça parle d’amour.

Ainsi s’achève cette saison 2024-2025. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles découvertes.


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