« En faisant des recherches, je me suis rendu compte que “le paradis” c’était le nom de l’endroit où les personnes qui avaient peu d’argent pour s’acheter un ticket étaient placées à l’époque dans les théâtres. Je trouvais ça beau parce que dans mon film, le personnage principal vient d’un milieu modeste et est acteur. » S.K.
Acteur dans des films de Gaël Morel, Ozon ou Kechiche puis des séries comme Lupin, Engrenages, Salim Kechiouche réalise son premier long métrage, tout en assumant le premier rôle.
Dans ce film très personnel, puisqu’il y mêle à la fois son parcours et celui de son ami l’acteur Yasmine Belmadi (décédé en 2009), il dépeint avec justesse la condition des transfuges de classes, les couples mixtes, la peur du succès et l’impossibilité d’échapper au passé…
Avec une approche documentaire, qui peut évoquer le cinéma de John Cassavetes, l’acteur-réalisateur dévoile un film d’une grande sincérité.
La Vingt-Cinquième Heure, 2024
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