A la mort de son père, homme violent que sa mère avait quitté, Minga apprend que celle-ci a mystérieusement disparu dans un camp de réfugiés en Ouganda où elle était infirmière
Minga décide de s’y rendre et découvre la vie de ces réfugiés et la révolte de l’une d’entre elles, Rose, dont elle retrace l’histoire. Dans ce camp de Bidibidi, les femmes sont toutes victimes de la guerre et des hommes dans leur chair et leur âme.
2023 – Ed. Emmanuelle Collas
L’avis de Pascale C.
J’ai beaucoup aimé ce roman, très poignant, qui décrit les supplices subis par ces femmes , les exactions et les tortures dont elles sont victimes. Pas beaucoup d’espoir ne transparait sinon quand les femmes -sans hommes, maris ou pères- s’entraident. Ce camp existe c’est le plus grand en Afrique et le second dans le monde. A lire impérativement.
L’avis de Jacqueline V.
La narratrice aborde la reconstruction de femmes battues, de femmes victimes de guerres et de massacres qui font preuve d’un immense courage. La solidarité féminine permet à ces survivantes de se relever. Elle va par là-même reconstituer le parcours de sa mère victime de la violence du mari et mieux comprendre la fuite de sa mère même si elle l’avait encouragée, tout enfant qu’elle était.
Magnifique roman qui interpelle quant à la condition des femmes et leur capacité à réparer leur corps meurtri.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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