Juillet 2023. Les Jardins perdus, une cité du 93, se remet à peine des émeutes qui ont secoué la France après la mort du jeune Nahel Merzouk, tué à bout portant par un policier après un refus d’obtempérer.
Dans ce contexte, la disparition de Martin Chevallier pourrait presque passer inaperçue. Face à l’inaction de la police, son grand frère Zac s’active pour le rechercher. Il espère qu’il s’agit juste d’une histoire d’amour, d’une passade, mais apprend rapidement que Martin a rejoint un groupuscule d’extrême droite.
Liana Levi – 2026
Un roman fort qui traite aussi bien des fractures sociales et politiques que de celles qui divisent les familles. Dans un style à la fois très direct et poétique, l’auteur porte un regard subtil, sans concession ni manichéisme mais non sans une certaine tendresse par moments, sur ces « quartiers » encore aujourd’hui souvent stigmatisés. Un livre plus que jamais utile à notre époque où l’on a tendance à juger systématiquement sans chercher à comprendre, et où le racisme devient de moins en moins décomplexé, ce dont profitent des groupes ultra-violents qui constituent, aujourd’hui, un véritable danger pour la société. Une belle découverte pour moi, celle d’un slameur à la plume sensible et engagée.
Coup de cœur pour ce roman percutant, cru, intense, troublant et dérangeant, profondément ancré dans son époque.
Porté par une écriture poétique, directe, sobre et percutante, héritée de son travail de rappeur et de slameur ,ce roman est rythmé par des bandes-son, souvent rap, qui ouvrent chaque chapitre et renforcent son ancrage dans le réel.
Les thèmes abordés sont d’actualité : échec scolaire, montée de l’extrême droite et structuration de groupuscules violents. Il montre comment ces idéologies s’infiltrent progressivement dans notre société, tandis qu’une jeunesse en manque de repères et de reconnaissance se replie sur les réseaux sociaux, prise dans une spirale d’isolement et de violence.
À un an des élections présidentielles, Les Jardins perdus résonne comme un cri d’alarme : un monde où la colère se banalise, où la haine s’installe sans bruit, et où tout peut basculer sans qu’on s’en rende compte.
Un livre à partager absolument.
La vie des cités est bien décrite et on apprend beaucoup de choses sur les groupuscules d’extrême droite et toute la violence qui les guide. L’écriture est agréable et le livre se lit facilement.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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