Engagé dans un hebdomadaire de renom, Arnaud Daguerre grimpe (rapidement) les échelons et devient grand reporter. Mais sa timidité l’a toujours empêché d’aller à la rencontre des acteurs du monde…
Depuis toujours, il rêvait de devenir journaliste. Alors il invente, improvise, bidouille tous ses reportages avec un immense talent, et recevra même le prix Albert Londres. Mais cette imposture peut-elle durer ?
2024 – Finitude
Ce livre nous amène dans un monde parallèle où la fiction devient réalité pour le narrateur, avec des anecdotes toujours plus drôles, car de plus en plus osées, « plus c’est gros, plus ça passe » . On entre dans les histoires avec le narrateur, on tremble pour lui que son vrai visage soit dévoilé. Ce livre, très sympa à lire, raconte l’histoire d’un homme, trop parfait, qui, par peur de décevoir les gens, va s’enfoncer dans ses mensonges jusqu’à avoir du mal à distinguer la réalité de la fiction.
L’écriture de Marie Mangez est agréable, et son livre se lit avec plaisir. Elle sait rendre sympathique le personnage d’Arnaud, « vil imposteur », et fait naître parfois en nous un sentiment de pitié pour cet enfant essayant de vivre dans un corps d’adulte, sentiment vite effacé par un trait d’humour. Car oui, on sourit souvent au cours de la lecture.
L’histoire familiale d’Arnaud qui éclaire sur son comportement est bien décrite en quelques traits précis sans s’appesantir. La fin est un peu pressentie, mais il était difficile d’en imaginer une autre. Sans être un chef-d’œuvre, c’est un bon roman qui m’a fait passer un bon moment de lecture. À conseiller.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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