Un recueil de poésie qui ne ressemble à aucun autre, composé de quatre textes aux formes plurielles. Le travail narratif de Léa Rivière développe une écologie rare et précieuse sur les liens que nous développons aux autres, vivants et morts, humains et non-humains.
« Elles disent que combattre quelque chose c’est faire de cette chose un centre.
Qu’alors, d’abord, la combattre devient une habitude. Puis que cette habitude mute en besoin. Elles disent que si combattre une chose devient un besoin alors on finit par avoir besoin de cette chose, par en faire, pratiquement, une raison d’être au monde.
Elles refusent de se battre contre ce dont elles veulent se débarrasser. »
Léa Rivière fabrique des mondes dont on ne peut jamais vraiment dire s’ils ont toujours été là ou s’ils sont sur le point d’advenir. Héritière de Wittig, la poétesse tisse des histoires à l’interstice des narrations hégémoniques, mêlant traditions, science-fiction, écologies trans, relations aux ancêtres et interdépendance des villages.
Au bord de l’eau et à l’ombre des forêts, au sein de la communauté des lesbiennes géologiques ou dans l’intimité d’une relation amoureuse, ce livre bouleverse la façon de penser l’altérité. Une écriture qui renverse les normes et les idées figées pour leur préférer des êtres en mouvement, en quête de commun.
Une puissante invitation poétique à repenser notre rapport aux écosystèmes, avec la relation de soin en fil rouge. Un coup de cœur d’une intensité rare.
TRANS c’est le nom d’un rapport entre le monde et moi. Le nom d’une balise qui dit « C’est pas par là », un trigger warning, un panneau sur lequel on a écrit « Attention à la marche ».
(…)
TRANS c’est le nom de la différence entre la chose étrange mouvante et pas finie que je suis et le projet un peu ambitieux de faire coïncider la multiplicité foisonnante des formes de vie animales en deux catégories douteuses.
C’est le nom d’un défaut structurel d’imagination.
éditions du commun, 2023
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque des Champs libres.
#JDH25
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