Deux histoires, deux voix : Jill, sage-femme, et Marguerite, chercheuse universitaire féministe, qui organise un colloque sur les cinquante ans de la loi Veil.
Flammarion – 2025
Jill, sage-femme à Paris, est à la fois fragile et forte. Elle aime profondément son métier : faire naître des bébés, sentir ces corps tout chauds. C’est dans la salle d’accouchement qu’elle se sent vivante, utile. Elle enchaîne les gardes et aime ce rythme, ce décalage par rapport aux autres quand elle sort d’une garde de nuit. Mais elle sait que ces moments sont comptés. Mère célibataire de deux enfants, elle les confie à sa propre mère, malade du coeur, qui bientôt ne pourra plus les garder.
Marguerite, quarante ans, est une chercheuse féministe, libre et indépendante, qui étudie l’histoire des avortements illégaux et le combat de Gisèle Halimi. Elle tombe enceinte sans connaître le père et, paradoxalement, celle qui a choisi comme sujet de recherche le refus de « mettre au monde » se retrouve confrontée à ce choix.
Tout semble les opposer : leurs choix, leur rapport au corps, leur manière de vivre la maternité. Et pourtant, cette grossesse non désirée va créer entre elles un lien subtil, une résonance intime autour du corps et du pouvoir de décision des femmes.
L’autrice retranscrit ces deux temporalités de façon remarquable. Ce que j’ai aimé, c’est cette atmosphère douce et intime, la délicatesse de ce moment où l’on est enceinte — un autre monde, une autre temporalité. A l’époque où la loi Veil, bien que votée, semble encore menacée : que fait-on vraiment de ce choix ?
Roman sans doute intéressant par les thématiques qu’il traite (la maternité, l’avortement, la condition féminine…). Cependant j’ai été déroutée par ce récit alterné, labyrinthique et cela m’a semblé desservir le propos.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
Vous êtes abonné-e dans une autre bibliothèque de la métropole ? Consultez son catalogue


Laisser un commentaire