Pablo, exilé chilien installé en France depuis plus de trente ans, a élevé sa fille Victoria dans l’amour et le silence, prenant soin de lui cacher son passé marqué par la dictature.
Lorsque, à dix-huit ans, Victoria part seule au Chili, laissant son père sans nouvelles, ce dernier est contraint de revenir dans le pays qu’il a fui.
Albin Michel – 2026
Roman facile à lire, fluide tout en suscitant beaucoup d’émotions, en invitant à la réflexion sur les liens familiaux, sur la parentalité, sur la politique. Pablo étant un taiseux, l’aspect historique n’est présent qu’en arrière-plan pendant une longue partie du texte. Il devient plus horriblement concret en fin de roman.
Ce roman explore avec beaucoup de sensibilité et de justesse le poids du silence, quand on pense sincèrement protéger ses proches en enfouissant profondément les violences et traumatismes vécus. L’écriture est sobre mais très évocatrice, pas besoin de grands discours pour décrire la relation entre ce père et sa fille. J’ai trouvé que l’alternance entre présent et passé était naturelle et fluide, et j’ai apprécié la présence discrète mais importante de la poésie, qui sert presque pour Pablo à recouvrir des souvenirs douloureux et nous aide à mieux le comprendre.
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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