« En Europe occidentale, nous nous sommes enfermés dans une forme de déni nous empêchant d’envisager la possibilité d’une guerre qui nous atteindrait directement. »
Dans ce court essai, l’historien, spécialiste de la Grande guerre, explore notre incapacité collective à envisager un conflit armé sur notre sol. Considérant que nous « vivons dans la certitude d’une paix éternelle », il établit un parallèle avec les analyses des années 1900 et 1930, qui considéraient l’irrationalité d’un conflit entre grandes puissances européennes, ignorant la force de la logique politco-militaire.
Pour l’époque qui nous concerne « ne pas prendre au sérieux la rhétorique de Poutine, dirigeant de plus en plus autoritaire d’un État de tradition impériale, c’est refuser de regarder la réalité en face, cultiver nos propres illusions. » L’auteur démontre comment nous avons ignoré la répétition des coups de force de de la Russie depuis 2008 (attaque de la Géorgie) jusqu’à l’invasion de l’Ukraine en 2022 et comment les erreurs de prévisions, les dispositifs inadéquats en début du conflit, ont provoqué l’enlisement et ce triste anniversaire, quatre ans plus tard.
« Celui qui alerte sur la guerre est toujours soupçonné de la vouloir, cela fait partie de notre déni. »
Un texte accessible, lucide et éclairant.
Seuil, 2026
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