Théorie quantique de la fille disparue : lorsqu’une jeune femme disparaît, elle devient tout ce que les gens ont imaginé d’elle. Une fiction inspirée d’une disparition non élucidée en 1946…
Paula Jean Welden, surnommée Paul, s’évanouit dans la nature le 1er décembre 1946 et ne sera jamais retrouvée. C’est le point de départ de cette fiction qui propose plusieurs hypothèses quant à la vie qu’aurait pu mener cette jeune fille alors âgée de 18 ans. Tour à tour médium torturée par des visions de filles disparues, membre d’un groupe communiste et espionne au sein du-dit groupe ou encore vivant au crochet d’une autrice à succès, un unique élément relie toutes ces histoires : la disparition de l’amour de jeunesse de Paula, Marjorie Ann Wise.
Imaginez toutes sortes de Paula Jean réunies autour de la grande table d’une salle à manger : âgée, juvénile, traumatisée, brisée, presque intacte. Elles se regardent – une sœur, un double. Vies vécues et à demi vécues, vies gaspillées, rachetées, ou perdues. Elle est légion.
Elle tend le bras au-dessus de la table pour serrer sa propre main.
Il ne s’agit nullement ici d’élucider une affaire non résolue ou d’un travail d’enquête, mais bien d’un travail de fiction pour ce premier roman d’Erin Kate Ryan, autour des échos que nous laissons derrière nous et nos liens affectifs et familiaux.
Presses de la Cité, 2023
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