Comment cet Albert Speer, principal architecte au service du parti nazi et très proche d’Hitler a-t-il pu imposer sa propre version de la réalité historique, retournant l’opinion publique en sa faveur ?
Comment écrire sur un homme qui a rendu la fiction plus séduisante que la vérité notamment à travers la publication de ses mémoires ? Détricotant patiemment l’auto-fiction concoctée par Speer, Jean-Noël Orengo nous offre à travers un nouveau portrait dans ce livre qui se veut roman et non biographie.
Grasset – 2024
Ce livre, vraiment passionnant, nous en apprend beaucoup sur l’Histoire : la relation privilégiée de Speer avec Hitler, sa passion pour l’art et l’architecture, les farces qui donnent une figure presque « humaine » au départ au fürher, pour en arriver à sa folie. La montée en puissance d’un simple architecte lors de la guerre.
On s’aperçoit que les plans des architectes n’ont pas été suivis mais à la place des camps de concentration. La partie dans le bunker d’Hitler, à sa fin, évoque un projet de fuite dans son sous-marin qui était à l’origine de légendes et de mythes de nazis vivant toujours fin 1960 dans des bases secrètes. Le passage sur le procès de Nuremberg est stupéfiant, cela nous en apprend beaucoup sur le personnage de Speer, et, ironie de la chose, lui qui était au sommet du temps du nazisme, reste une star, même après sa sortie de prison. On s’aperçoit qu’il est devenu, au fil du temps, la copie d’Hitler et a su échapper à la justice.
Un livre coup de cœur !
Lecture dérangeante de par son sujet mais malgré tout intéressante, nous permettant de faire connaissance avec un étrange personnage de l’Histoire… Je n’aurais probablement pas lu les Mémoires de cet architecte.
Le roman m’a permis de découvrir Speer qui est parvenu à entretenir une relation amicale avec Simon Wiesenthal après les procès de Nuremberg…
C’est un roman original, intéressant mais je ne suis pas certaine d’oser offrir ce livre.
Qui est vraiment Albert Speer, l’architecte du III Reich, ami intime d’Hitler et son ministre de l’armement à partir de février 1942 ? Voici un roman qui décrit un des plus grands mensonges de l’Histoire, affirmant n’avoir rien su de la Solution Finale pendant la seconde guerre mondiale.
Le Führer avait vu en Albert Speer celui qui concrétisait son projet millénariste de faire de Berlin la plus grande et plus belle capitale du monde et non plus Paris.
Affirmant être responsable mais pas coupable, il est un des rares officiers à Nuremberg à échapper à la peine capitale, écopant de seulement 20 ans d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.
Encore un livre, très bien documenté et intéressant, accessible à tous. Poignants certains passages !
À retrouver (entre autres) à la Bibliothèque de Bruz
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