« Pourquoi rester dans un pays qui célèbre la mort de ses enfants ? Parce que j’ai aussi vu des fleurs pousser au milieu de la pourriture. »
Sous la forme d’une trentenaire tatouée, cette Médée des temps modernes vient porter secours aux protagonistes de ces six nouvelles interconnectées. Elle n’est plus la vengeresse enragée de l’Antiquité grecque, mais accompagne ces femmes et ces hommes dans leurs heures les plus sombres pour parvenir à trouver sa rédemption. « Pas une rédemption qui sanctifie ou qui justifie, non. Une rédemption qui embrasse la merde et qui la transforme en résistance. »
Dans ce pays où toutes les strates sont rongées par la violence et où il est « difficile de différencier les membres de l’armée des voyous » ; où l’avortement est encore largement considéré comme un crime et les féminicides atteignent des chiffres records, Dalhia de la Cerda insiste sur la dimension systémique de la corruption, l’emprise des cartels et leurs répercutions sur la société mexicaine.
En mixant mythes, culture populaire et corridos (ballades narratives du Mexique), elle y dénonce la masculinité brutale, les mirages du capitalismes et les ravages qu’ils causent auprès de plus démunis. L’autrice de Chiennes de garde offre, cette fois encore, un recueil novateur, engagé et percutant qui se moque des stéréotypes masculins et valorise la solidarité féminine.
Ed. du sous-sol, 2026
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