Édité en 2007, puis adapté à l’écran 10 ans plus tard, ce texte magistral détricote la catastrophe d’une vie conjugale très mal engagée. Le contexte : la fin des sixties en Angleterre. C’est la rencontre d’Édouard, garçon impétueux et volontaire, aîné d’une famille rurale un peu bancale, et de Florence, violoniste classique de haut niveau, et de toute aussi haute extraction : la bourgeoisie londonienne.
Ian McEwan procède à une description subtile de l’organisation des classes sociales en Angleterre et de leur prééminence. Le processus d’écriture est ingénieux : les narrations du repas et de la nuit de noces sont entrecoupés par les récits des existences des deux futurs mariés. C’est une description remarquable des sentiments, des gestes, des paroles.
L’écriture, picturale, presque impressionniste, dégage une force incroyable. Elle nous communique la tension latente due à la frustration sexuelle d’Edouard, tension qui va culminer lors de la nuit de noces. Les dernières pages sur la persistance de l’amour sont éblouissantes.
Une œuvre à la fois puissante dans son propos et délicate dans ses descriptions psychologiques, on n’est pas loin du chef d’œuvre.
Vintage books, 2008
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